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acquaalta, exposition de Céleste-Boursier Mougenot - les marches

palais de tokyo, paris

24 juin - 31 octobre 2015

Les Marches

Pour l’exposition acquaalta au Palais de Tokyo et le projet rêvolutions, présenté au Pavillon Français pour la 56e Biennale de Venise, Céleste Boursier - Mougenot conçoit et développe en collaboration avec smarin, Les Marches, une œuvre hybride et modulaire.

Les Marches ressemblent à s’y méprendre à des blocs de construction communs. Leur dessin particulier est la base d’une infinité d’assemblages possibles, définissant des escaliers aux allures classiques et pourtant souples au corps. Un mobilier à la fois discret, intriguant, qui révèle la possibilité du confort et d’une scénographie sculpturale, dessiné pour faire partie d’un tout, d’un paysage image.

Les modules qui composent les deux installations, ainsi que d’autres éléments issus de cette logique, seront référencés au catalogue de smarin dès septembre 2015.

Céleste Boursier-Mougenot

Né en 1961, à Nice, Céleste Boursier-Mougenot vit et travaille à Sète. Ses œuvres sont présentées depuis près de vingt ans dans de nombreux lieux d’art contemporain, en France et à l’étranger, et sont à considérer avant tout comme celles d’un musicien. Après avoir été, de 1985 à 1994, le compositeur de la compagnie « Side One Posthume Théâtre » de l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de situations ou d’objets les plus divers, dont il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu’il emploie, pour générer le plus souvent en direct, des formes sonores qu’il qualifie de vivantes. Déployé, en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d’exposition, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d’écoute en livrant, au regard et à l’entendement du visiteur, le processus qui engendre la musique. Parmi ses œuvres les plus représentatives, on retiendra from here to ear, grande volière dans laquelle le public entre pour côtoyer des oiseaux dont les incessants déplacements produisent une musique. Depuis quelques années, il étend sa pratique à la chorégraphie, en appliquant à des objets en mouvement sa démarche « compositionnelle ».

Présent depuis de nombreuses années à l’étranger, Céleste Boursier-Mougenot a été lauréat de l’International Studio Program (PS1) à New York en 1998-99. Il est représenté par la galerie Paula Cooper (New York), la galerie Xippas (Paris, Genève, Punta del Este et Montévidéo), et la galerie Mario Mazzoli (Berlin). Son travail a été montré à la Pinacothèque de Sao Paulo en 2009, au Barbican Centre à Londres en 2010, ou encore à la National Gallery Victoria de Melbourne en 2013.

En 2015, après la 56e Biennale de Venise, Céleste Boursier-Mougenot présentera au Palais de Tokyo, du 24 juin au 13 septembre l’installation acquaalta, paysage lacustre qui entraînera le visiteur dans une expérience visuelle, tactile et auditive, conçue spécifiquement pour le Palais de Tokyo. À partir du 2 juin 2015, son œuvre clinamen reconfigurée sera présentée au Centre Pompidou-Metz. En une piscine bleue, à la surface de laquelle des bols de porcelaine blanche évoluent, créant ainsi un paysage visuel et auditif, clinamen est envisagée comme la transposition d’une partition en un dispositif visible qui génère une forme sonore.

Dossier presse rêvolutions, Céleste Boursier-Mougenot
Pavillon français de la 56e Exposition internationale d’arts visuels La Biennale di Venezia, 2015


Smarin rencontre Céleste Boursier-Mougenot

« Céleste Boursier-Mougenot reconnaît concevoir ses environnements de telle manière que le visiteur puisse «y prendre place». Comme nous l’avons vu, l’agencement des éléments des installations est conçu comme une composition, dont les évolutions dans le temps incarnent une chorégraphie. La position du visiteur, ses déplacements, l’alternance de déambulations et de stationnements, les pauses, relèvent de la même partition : les arrêts correspondent à la fois à des moments de détente, toujours marqués dans l’espace par des systèmes d’assise, mais également à des pauses dans la composition, des respirations et des instants d’immobilité dans la chorégraphie. Dans ses œuvres, Céleste Boursier-Mougenot invite le visiteur à «s’installer» dans l’espace et dans le temps de l’œuvre, pas tant à s’y perdre, qu’à s’y retrouver. En se laissant guider par la partition dans la chorégraphie pensée pour lui, le visiteur atteint un état second entre lui-même en vibration, en résonance avec l’environnement. »

Emanuele Quinz,
Historien de l’Art
Commissaire d’exposition
Maitre de Conférence à l’Université Paris VIII


« Les marches courbes du péristyle à l’entrée du pavillon ont inspiré le motif d’une ondulation circulaire qui se propage à travers les salles latérales sous la forme de l’œuvre intitulée les marches, tout comme le double elliptique de l’onde sonore tourne dans ces espaces, les parcourt. Cette double action autorise à une lecture symbolique du pavillon, pouvant être envisagé comme une déclinaison de l’hémicycle du théâtre grec antique le plus à même de révéler l’essence du théâtre, ses correspondances, ses projections. les marches inscrit dans l’espace du Pavillon Francia l’essence de ces premières formes de théâtre et leurs variations. »

Emma Lavigne,
Commissaire du pavillon français
Ouvrage rêvolutions, Céleste Boursier-Mougenot
Pavillon français de la 56e Exposition internationale d’arts visuels La Biennale di Venezia, 2015